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samedi 15 décembre 2018

PREMIÈRES IMPRESSIONS : AERA RF-1 par Phil

Pour celles et ceux qui lorgnent sur les tout récents RF-1 de chez AERA, voici un premier petit topo par l'ami Phil. (MERCI A LUI !)




Mon set-up est constitué de la longue HACKBRETT Wasser (130 cm) et de la configuration 176mm / 46° pour les RF-1. Ceux-ci offrent en effet plusieurs options de largeur et d'angle : 180 mm / 50°, 180 mm / 46° et 176mm / 46 °, avec plusieurs duros de bushings BONES Hardcore envisageables pour le truck complet.


Premier constat, ce sont des trucks plutôt bas : montés en rake positif, leur hauteur est de 59 mm du plan de contact au centre de l'axe des roues. Pour comparaison, un GULLWING Reverse (qui est parmi les plus hauts) fait 66 mm, un PARIS fait 65 mm en 50° et 62.5 mm en 43°, un SABRE fait 64 mm sur une embase à 48°et 54 mm sur une embase à 38°.
Moralité : il faut mettre du pad entre 4 et 6 mm pour passer des roues > 72 mm sans risque de mordre, si votre planchon n'a pas de passages de roues suffisamment profonds.


Second constat, les quatre gommes BONES, choisies en 90A, sont pour le moins surprenantes : l'insert plastique inclus dans la gomme te donne l'impression d'avoir du 96A ! Il évite la déformation latérale du bushing mais agit un peu comme un Eliminator, il limite aussi la profondeur de l'inclinaison. Il va falloir pimper, à moins d'aimer rouler un truck qui tourne... sans qu'il tourne.

On peut remarquer aussi que la géométrie étant différente pour chaque modèle de truck, l'empattement réel de votre planche va varier. Ici, en passant des Reverse aux RF-1, mon empattement s'allonge d'environ 2cm (pas grave, j'avais repercé 4 cm plus court et les trucks sont annoncés turny !).

Le poids des RF-1 est vraiment ultra light : 760 gr la paire, 170 grammes de moins que ma paire de Reverse ! On verra plus tard si ce gain se ressent à l'usage. 


Autre info IMPORTANTE : non seulement la hauteur des gommes Bones est de 16,5mm (1mm de plus qu'un barrel standard, il faut donc rajouter une rondelle si on passe à une autre marque), mais SURTOUT le diamètre des gommes BONES et donc du le support de gomme est un poil plus large que les gommes standard ! Du coup, si on décide de pimper ses trucks avec des gommes d'autres marques, par exemple les excellents RIPTIDE, mieux vaut prendre les "Canons" destinés aux trucks PARIS qui ont ce même diamètre, ça évite un jeu latéral du hanger. Hanger déjà très joueur, monté sur un beau et gros pivot boule (et non un pivot cylindrique). 
Pinaise ! Heureusement que j'en ai une paire qui traîne !! Je remonte : le jeu a totalement disparu !
Pour mon poids de 62 kgs, après avoir essayé côté planche Fatcones de chez RIPTIDE et Freeride de chez VENOM (qui n'empêchaient pas le jeu), je suis donc rendu au set-up suivant :

  • Coté planche, gomme BONES d'origine, en 90 A,
  • Côté route,  RIPTIDE Canon WFB 93 A (les WFB correspondent à une duro de moins : un 90 bien souple en sensation).




La gomme d'origine placée coté planche stabilise le truck sans le bloquer, la RIPTIDE côté route apporte le lean (=inclinaison) qui manquait et adoucit le rebond. 
Première impression sur quelques tours de roues dans la rue, sur le plat: c'est très surfy et en même temps très contenu, ça se penche profond dans les appuis sans 'tomber' d'un côté puis de l'autre. Très très progressif, aucune sensation de butée ni de flou. Cela s'annonce joueur et stable.

Me voilà parti pour un essai sur le bitume pentu des home spots urbains avoisinants. Dégivrage de pare-brise par un sympatique –1° celsius, on se motive pour ce test !
Le premier spot s'avère humide, à cause du brouillard persistant de cette fin de matinée et de son exposition. Qu'importe, je me dirige vers notre spot 2ouf - 350 mètres de forte accélération, très très rigolo en petite planche. Comprenez un bon drop à 22 %, suivi pour l'essentiel d'une pente à 16 % qui s'achève sur du 10. Il est complètement sec, et le descendre en très longue planche va autant être une
première pour moi que cet essai de nouveaux trucks.


Histoire justement de cibler mes sensations sur le comportement des trucks, je monte des roues déjà déglacées, dont j'apprécie la glisse et que je connais bien. Les premiers essais se font à mi-spot, histoire de voir si mon serrage effectué à la maison est judicieux. C'est souple, mais réglé un poil « ligne droite », aussi j'enlève un gros quart de tour sur chaque écrou de kingpin avant de remonter la pente pour partir du sommet du spot. Rien qu'en remontant à pieds, j'apprécie les presque 200 grammes de moins sur l'ensemble de mon set-up!

Le reste correspond exactement à ce que j'attendais ce cette géométrie de trucks, à l'image des fabuleux PNL qui ont ce je-ne-sais-quoi de plus frondeur que les autres... Leur similitude de pivot n'y est pas pour rien, même si les PNL possèdent une géométrie "plus neutre" que les AERA au rake plus marqué.


Premier point : l'onctuosité du lean. Le truck quitte son point central de manière très ronde, sans basculer d'un coup sec, et on ne sent réellement aucun effet de buttée en fin de course, à l'inclinaison maximum. Total confort et grande impression de prévisibilité. De la souplesse, de la profondeur, le carving est un régal.
L'angle réel de mon montage, en tenant compte des légers kick nose & tail et avec un pad négatif derrière, est d'environ 49° à l'avant et 43-44° à l'arrière.



Second point : dans la trajectoire, le RF-1 réagit de manière rapide et précise, ce n'est pas un truck de slalom ultra nerveux mais il accepte les changements de direction sans broncher ni surprendre, restituant vos prises d'appuis sans aucune zone de flou.
Je précise qu'avec un perçage à 87cm, la Wasser est une planche qui se ride tout sur l'avant, avec un tail suiveur, et que sur le papier le ride est smooth et non nerveux. Pourtant, équipée de ces RF-1, elle donne envie de se lâcher comme avec une board de 40cm de moins !

Troisième point : la glisse en travers. Malgré le bitume froid qui est plus accrocheur, la planche se laisse mettre facilement en travers et mes premiers slides se font sans rebonds douteux, avec une glisse sans à-coups, très régulière et qui se prolonge facilement. Des ptits slides de 8-10 mètres avec une reprise d'accroche facile à doser ! Le signe qu'ils sont complètement rectilignes et surtout que la géométrie est très réussie.

Du rake pour l'aspect plongeant dans les appuis, un énorme pivot en forme de boule, très enveloppé par le pivot cup, un kingpin et des axes rigides usinés avec précision dans un excellent acier. Plus un bushing seat ré-usiné, à bords droits mais pas trop profonds, qui maintient la gomme sans la contraindre outre-mesure et favorise un retour au centre net et précis.
On est qualitativement proche du truck 100% CNC, avec un poids moindre et un prix équivalent à la moitié.


Les Aera RF-1 se situent dans la même catégorie que les SABRE Forged Precision, pour avoir beaucoup roulé ces derniers je dirais que les RF-1 sont encore plus onctueux et d'un tempérament plus joueur. L'expérience dira si leur longévité et leur résistance sont élevées, pour l'instant je suis impatient de pousser ces nouveaux jouets vers plus de speed sur des spots à trajectoires. On imagine aisément leur comportement devenir très réactif sur des empattement de 63 à 66 centimètres !



Un grand merci à FULKIT SKATEBOARD pour cet approvisionnement aux petits oignons,
anticipé et suivi depuis plusieurs semaines.

dimanche 14 mai 2017

RAW RUN : Outdoormix festival 2017

Pas rapide, pas de squats de 80m, pas de passage sketchy ... Un simple run en contrôle dans un paysage d'exception et sur une board de déglingo !

Outdoormix Festival 2017 - Longboard run

Rider : Punkaroulettes
Cam : Titoo Pink Rider

Setup 2ouf : PETERHOTLATE "Magic Carpet" deck , SABRE trucks 48/38°, CULT Emperor wheels

Song : The Cure - lullaby

samedi 1 octobre 2016

CONSEILS : SURVIVRE EN FREERIDE


FREERIDE* : événement de descente réunissant longboards, luges, buttboards, rollers, bibibobs … de 1 à plein de jours, sur route fermée et sécurisée. Ce type de rassemblement peut donner lieu à de nombreuses cascades et autres “counasseries”, sur la route comme en soirée.




Voici donc quelques conseils pour en sortir (presque) indemne :

Partir équipé :


Tente, matelas, duvet chaud, skate, protections, trousse de toilette/secours… Pour les premiers freerides, préparez une liste bien en avance pour pouvoir l’étoffer jusqu’au jour du grand départ et limiter les oublis. Conservez-la et affinez-la d'événement en événement.



Quelques objets essentiels à ne pas oublier :

  • Lampe frontale : les freerides ont souvent lieu dans des endroits reculés dépourvus de lumière dans la zone de camping.


  • Bonnet, Col/Echarpe : même en plein été et surtout après une journée d’activité physique, un bonnet à disposition c’est l’assurance de mieux dormir. Une fois glissé dans votre duvet, la seule partie de votre corps susceptible de vous faire perdre de la chaleur, c’est votre tête.


  • Pucks et roues de rechange : autant les genouillères et le cuir ça se répare grossièrement au scotch tissé, autant un puck perdu ou une roue qui déjante et c’est la fin du freeride pour vous.


  • Un vêtement de pluie (poncho de pluie + chaussures) : 2 jours c’est très long quand on se retrouve trempé le samedi matin (alors que la météo annonçait soleil).

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  • Tongs, short, lunettes de soleil : parce que chiller en cuir et aller aux douche en chaussettes ça fait bien Yaich’ t’as vu!

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  • Une bouteille d’eau, quelques bonbons, des pompot’, une banane : pour se redonner un coup de peps entre 2 runs 2ouf.



  • Du P.Q. pour ton troutrou’ ! … enfin sauf pour les princesses puisqu’elles font des paillettes.


  • EN VRAC : Du cash car “en pleine Pampa la carte passe pas”, Boule quiès pour les sommeils légers, masque pour les yeux si comme moi la lumière vous réveille, oreiller gonflable, couteau pliant, lunettes de soleil, crème solaire pour les jolies rouquines...



Partir renseigné :
Un papier avec les grandes lignes du trajet, l’adresse exacte du spot. 
ATTENTION : Plusieurs villes plus ou moins espacées peuvent avoir le même nom (MONTAUT par exemple… n’est-ce-pas la Stunt School section lyonnaise ?! :-P ). Les smartphones c’est bien, le papier ça reste.
Assurez-vous de connaître les repas compris ou non avec l’inscription. Sans petit-déjeuner samedi matin vous ne tiendrez pas plus de quelques runs. Niveau bouffe et eau prévoyez large, ça vous sauvera ou un pote en galère.




Installez-vous :
Plantez votre tente ou vous pensez le mieux dormir ; identifiez avant de vous décider le dénivelé du camping, ou se lèvera le soleil, ou se situe la sono’ et les grande-gueules. Une bonne nuit de sommeil c’est l’assurance d’une bonne journée de skate.



Don’t be the hero of the Apero :



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Hormis les super-héros au foie en adamantium, on ne peut pas gagner la fête ET le ride. Skater ou picoler il faut choisir, ou au moins moduler. La cuite du samedi soir vous handicapera sur votre skate le dimanche, du simple relent dans le casque à la grosse blessure bien conne par manque de lucidité. 

Ecoutez votre corps et n’hésitez pas à faire des pauses, une sieste si besoin. Dormez ce dont vous avez besoin, pas ce que vos potes ont décidé pour vous. Ca sonne « vieux con moralisateur » mais ça fonctionne très bien.


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Echauffé, Vérifiéééééé…
Avant chaque demi-journée de ride, étirez-vous. Utilisez chacune de vos articulations, calmement, sans trop forcer. Faites-le de préférence une fois équipé de vos protections pour vous re-familiariser avec ces « entraves » aux mouvements. Imitez les pauses que vous prendrez sur votre engin à roulettes pour vous assurer de votre futur confort.
Vérifiez votre matériel, le serrage de vos écrous, l’absence de roulements grippés, le juste serrage de vos trucks… Vous voilà fin prêt !

Au départ :
Partez au moment juste avec les personnes qui vous conviennent.
Partir trop tôt quand on débute, c’est risquer de se faire doubler (pas toujours proprement) par des riders plus rapides.
Partir trop tard, c’est risquer de se retrouver coincé dans le trafic et devoir composer avec des riders parfois stressés et imprévisibles.
Pour commencer, je vous conseille de partir avec des amis connaissant le spot, du même niveau ou meilleurs que vous. Greffez-vous à l’arrière du groupe et suivez le mouvement. Vous pourrez ainsi anticiper les freinages et avoir de la place derrière vous pour être à l’aise.


Dans le cas où vous ne connaissez pas les riders avec qui vous partez, d’un bref coup d’oeil identifiez les Goofies (pied droit devant) et les Régulars (pied gauche), méfiez-vous de ceux avec les fesses à l’air (crash test dummies) et des super-héros en roues neuves (Dropfootman et Superbrouteurenslide). Préférez suivre un rider de votre stance, souvent à l’aise dans les mêmes virages que vous.

Quand vous avez le choix et la place, mais que le dépassement risque de prendre du temps, passez face au rider plutôt que dans son dos.


En groupe, préférez poser doucement la main sur un rider autour de vous plutôt que de
déclencher un freinage hasardeux en mode « chien dans un jeu de quilles ».
Annoncez vos freinages par une rotation en l’air de la main et vos dépassements en claquant des gants.


Au freinage de fin, veillez à vous espacer. Se relever c’est bien, mais se remettre en schuss quelques dizaines de mètres est parfois plus judicieux. C’est souvent au rider le plus expérimenté de prendre cette initiative pour limiter les frayeurs.
Une fois à l’arrêt, évacuez rapidement la piste. En dehors des « blessures de fête », celles à l’arrivée sont les plus idiotes.

Remontez dans le camion et recommencez jusqu’à plus soif. Profitez de la piste, des gens, de l’environnement… Bref « be green » !



Et surtout n’oubliez pas que l’important dans le skate, c’est le SKATE !



mardi 24 mai 2016

REVIEW : KOAD Devalin, Breizhboarding 2ouf !


Voila plusieurs années que j’admirais au Rozen’Roll*  (freeride organisé par l’Association R.I.D.E à quelques kilomètres du Mont Saint-Michel :-P ) les planches de la marque KOAD. Au départ des shapes simples, plutôt axés cruising / dancing et des finitions dignes des plus belles marquetteries.
A l’écoute des riders, la marque a plus récemment travaillé sur de nouveaux modèles orientés freestyle et descente avec des kicks optimisés, des concaves “3D”, des microdrops, de la fibre… Les prototypes que j’avais pu voir laissaient présager de bonnes choses.

For some years now I have been admiring KOAD decks at Rozen’Roll Freeride (a little freeride event close to the famous Mont Saint-Michel). At the beginning, some simple shapes, for cruising and dancing with beautiful finishes which looked like real marquetry.
More recently, KOAD has worked on several new molds for freestyle and downhill decks with kicks, 3D concave, microdrops, fiber… The prototypes I had seen looked really promising.

 Photo : Koad

J’ai appris avec plaisir que Pierre, gérant du shop FULKIT-SKATEBOARDS, allait en rentrer en stock et que 2 modèles passeraient en test chez Longboardskate !
J’ai pu rouler la KOAD Devalin Single Kick ou “Devalin Daou” comme disent les Armoricains.

I learnt with delight that Pierre from FULKIT-SKATEBOARD SHOP was going to stock some KOAD decks and two of them would be reviewed on this blog !
I rode the KOAD Devalin SK or “Devalin Daou” as say Armoricans.


  • Longueur / Length : 95 cm / 37.4”
  • Largeur / Width : 25 cm / 9.8“
  • Construction : Erable ou Erable + kevlar selon les versions / Maple or maple + kevlar fiber
  • Shape : Microdrops, Flat concave + W, Kicktail, empattement multiple / multiple wheelbases
  • Prix / Price : 180 euros chez FULKIT



 Photos Fulkit-Skateboards pour exemple, elle est  au moins 1000 fois plus belle en vraie ! ;-)


J’ai récupéré à Yzeron le plateau que venait de rouler Pierre, je l’ai monté la veille du “Freeride de la première Eure” et je l’ai roulé tout le week-end… Ce n’est qu’au moment de la remettre dans le coffre que je me suis souvenu que ça n’était pas l’une de mes boards !
Cette review s’est donc construite à l’inverse des autres. Elle parlera de la façon dont cette planche sait se faire oublier pour laisser la part belle au skate.

I picked up this deck from Pierre at Yzeron event, I set it up the day before “Le Freeride de la première Eure” and rode it all the week end. I only remembered that it wasn’t one of my personal boards sunday evening when putting it in my car trunk.
So this review is built upside down, I will write about how this deck is able to lay low to emphasize skateboarding.


Photo : Ma Yo

Esthétiquement, la planche est sobre, il s’agit d’un beau plateau de bois exceptionnellement bien fini avec une déco minimaliste qui fait ressortir le côté simple et végétal de l’engin. Personnellement, j’aime beaucoup.

Aesthetically the deck is very plain, a nice piece of maple with a beautiful finish, a minimalist graphic design to highlight the simple and vegetal aspect of the board. I’m loving it.


Ce qui me stupéfait en tout premier lieu (et encore maintenant), c’est la robustesse de la board. Pierre a roulé 2 à 3 jours au freeride d’Yzeron, avec tout ce que cela  implique pour le matériel (de l’engagement et du cassage de talus), et bien que les arêtes les plus saillantes soient un peu râpées et que la tranche ait pris quelques coups, la planche est intacte : aucune délamination, très peu d’abrasion et un dessous quasi vierge de toute rayure ! Le bois semble “vitrifié” par la finition.

I was tongue-tied (and even now) by the strength of the deck. Pierre has been thrashing it on the steep and narrow track of Yzeron for three days. The sharp edges are a bit sanded and the sides took a few hits but the deck is unspoiled : no delamination, only a few abrasions and the bottom sheet is almost unscratched ! The wood seems to be vitrified.

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Photo : Ptitloup

Niveau shape, la planche est ultra confortable et se fait vite oublier. Elle a très peu de flex, juste de quoi être confortable sous mes 70 kg. Le concave accentué sur les arêtes, associé aux légers rabaissements avant et arrière, est enveloppant sans être radical. Le faible “W” ou dôme central courant sur la longueur du plateau n’engendre aucun déséquilibre à la poussée, tout en accentuant le contrôle de la voûte plantaire.
Pour ce qui est du Kicktail, tout est maîtrisé : je descends les trottoirs, les streeteux eux arrivent bien à les remonter ;-)

The shape is comfy and the deck is quickly tamed. There is not much flex, just enough to be comfy under my 140lbs. The flat concave associated to microdrops is wrapping without to be radical. The “W” or dome keeps your feet locked with no unbalance while pushing.
Real skateboarders would be able to pop the Devalin’s tail, others (like me) use it for manuals and crossing sidewalks.

Photo : Damien Lemoine

Bien que le gabarit du plateau convienne à toutes les morphologies, la planche est large, les petits pieds devront donc peut être s’orienter sur les modèles plus étroits de la marque. Les autres profiteront de cette place pour poser des slides “sur les orteils” sans avoir à aller chercher la tranche de la planche avec le pied.

The deck is nice for every morphology but “little feeters” may change their mind towards the narrower KOAD boards. The others will enjoy those wide areas to slide toeside without grabbing the deck with their “monkey toes”.

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Photo : Amélie Castain

On met la planche facilement en travers, les pieds glissent peu et retrouvent naturellement leur place. La KOAD Devalin ne fait preuve d’aucun excès, on est vraiment très bien dessus. Pas d’extravagance ou concept pseudo-révolutionnaire mais absolument tout ce qu’il faut en terme de confort et de performance : c’est une sorte de doux point d’équilibre. On la skate bien sans avoir à y réfléchir.

A l’heure où, à notre grand regret, certains de nos shapers français cessent leur activité, la relève est là, prête à nous faire rider de sa superbe !


The board is easy to push sideways, feet are well-locked. The KOAD Devalin is showing no excess, it feels really good. No extravaganza or “revolutionary concept” but all we need to ride with ease and precision : a kind of sweet balance point. We ride it well without thinking about it.

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Photo : Damien Lemoine

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